Récits

Les chants les plus jeunes et les plus anciens du monde

D'un poeme japonais du Xe siecle a l'hymne du Soudan du Sud compose en 2011, les hymnes nationaux couvrent plus de mille ans d'histoire humaine. Une chronologie fondee sur les donnees des chants nationaux les plus anciens et les plus recents du monde.

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Nationalia Research

Data Journalism

La question semble simple : quel pays possede l’hymne national le plus ancien ? Mais la reponse depend entierement de ce que l’on entend par “le plus ancien”. L’hymne du Japon contient des paroles tirees d’un poeme ecrit en 905 ap. J.-C., pourtant la melodie fut composee en 1880 et le chant ne fut officiellement designe qu’en 1999. Le Wilhelmus des Pays-Bas a des paroles datant des annees 1570, mais ne fut officiellement adopte qu’en 1932. La Marcha Real d’Espagne est utilisee lors de ceremonies royales depuis au moins 1770, mais elle n’a aucune parole.

Les hymnes nationaux se situent au croisement de la musique, de la poesie, du droit et de la politique. Leur anciennete n’est pas une date fixe mais une pretention contestee, et chacune revele quelque chose sur ce qu’une nation valorise : ses racines ancestrales, son moment de rupture revolutionnaire ou l’acte bureaucratique qui a rendu un chant officiel.

Que signifie “le plus ancien” ?

Avant tout classement, il faut demeler trois questions distinctes.

Les paroles les plus anciennes : quand les mots furent-ils ecrits pour la premiere fois, independamment de leur mise en musique ou de leur adoption par un Etat ? Selon ce critere, le “Kimigayo” du Japon l’emporte sans conteste. Son texte provient du Kokin Wakashu, une anthologie de poesie imperiale compilee vers 905 ap. J.-C. durant la periode Heian. Le poeme est un bref waka souhaitant un long regne a l’empereur : seulement 32 syllabes en japonais original. Aucun autre hymne national ne tire ses paroles d’une source aussi ancienne.

La melodie la plus ancienne : quand la musique fut-elle composee ou documentee pour la premiere fois ? La Marcha Real d’Espagne apparait dans un document militaire de 1761 intitule “Libro de Ordenanza de los toques militares de la Infanteria Espanola”, bien qu’elle fut probablement en usage encore plus tot. Elle est jouee comme marche royale depuis au moins 1770. La melodie du “God Save the King” du Royaume-Uni est documentee depuis 1745, bien que certains musicologues lui attribuent des origines anterieures. Le Wilhelmus neerlandais utilise une melodie repandue parmi les chants militaires francais de la fin du XVIe siecle.

L’adoption officielle la plus ancienne : quand un gouvernement a-t-il formellement designe un chant comme hymne national ? La Marseillaise, adoptee par la Convention nationale le 14 juillet 1795, est souvent citee comme le premier chant officiellement declare hymne national par un acte legislatif. C’est la definition la plus stricte, mais sans doute la plus significative : elle marque le moment ou le concept moderne d‘“hymne national” fut invente.

Ces trois criteres produisent trois gagnants differents. Cette ambiguite n’est pas un defaut ; elle revele comment les hymnes nationaux sont des objets composites, stratifies sur des siecles d’histoire culturelle et politique.

Les pretendants au titre d’hymne le plus ancien

Japon : Kimigayo (paroles de 905 ap. J.-C.)

Les paroles du “Kimigayo” furent extraites du Kokin Wakashu et reutilisees comme chant national durant la Restauration Meiji. En 1869, le chef de fanfare militaire britannique John William Fenton suggera que le Japon avait besoin d’un hymne national et mit le poeme en musique dans un style occidental. Cette version fut mal accueillie. En 1880, un musicien de cour nomme Hiromori Hayashi composa un nouvel arrangement dans un mode traditionnel japonais, avec un chef de fanfare allemand, Franz Eckert, fournissant l’harmonisation occidentale. Bien qu’utilise lors d’evenements officiels pendant plus d’un siecle, le “Kimigayo” ne fut legalement designe comme hymne national du Japon qu’en 1999, par la Loi sur le drapeau et l’hymne national. Ce retard etait en partie du a l’association du chant avec l’imperialisme militaire, ce qui rendit son adoption formelle politiquement delicate pendant des decennies.

Pays-Bas : Het Wilhelmus (paroles de 1568-1572)

Le Wilhelmus est l’hymne national ayant les paroles les plus anciennes parmi les nations occidentales. Ecrit durant la Revolte des Pays-Bas contre la domination espagnole, il est attribue a un auteur inconnu (peut-etre Philips de Marnix) et raconte l’histoire de Guillaume d’Orange a la premiere personne. Le texte date d’entre 1568 et 1572. Il fut largement chante durant la Guerre de Quatre-Vingts Ans et devint etroitement lie a l’identite nationale neerlandaise. Malgre cette longue histoire, les Pays-Bas ne l’adopterent formellement comme hymne officiel qu’en 1932, remplacant le precedent “Wien Neerlandsch Bloed”, qui avait servi d’hymne de facto depuis 1815.

Espagne : Marcha Real (melodie d’environ 1770)

La “Marcha Real” espagnole est l’un des quatre seuls hymnes nationaux au monde depourvus de paroles officielles. (Les autres sont ceux de la Bosnie-Herzegovine, du Kosovo et de Saint-Marin.) Sa melodie est documentee depuis les annees 1760 et fut decretee “Marche d’honneur” par le roi Charles III en 1770. Plusieurs tentatives d’y ajouter des paroles ont echoue, dont un concours en 2008 abandonne apres le ridicule public. L’absence de paroles est en soi une declaration politique : dans un pays possedant plusieurs langues regionales fortes (castillan, catalan, basque, galicien), toute parole favoriserait inevitablement un groupe linguistique au detriment des autres.

Royaume-Uni : God Save the King (1745)

Les origines de “God Save the King” sont sujettes a debat, plusieurs compositeurs etant credites a travers les siecles. La premiere representation publique attestee eut lieu en septembre 1745 au Theatre Royal de Drury Lane, durant le soulevement jacobite. Il devint rapidement un standard patriotique. Contrairement a la plupart des hymnes nationaux, il ne fut jamais formellement adopte par voie legislative ; il devint l’hymne par la coutume et la convention. Sa melodie fut si influente qu’au moins 20 pays l’ont utilisee a divers moments, dont les Etats-Unis (pour “My Country, ‘Tis of Thee”), la Prusse et l’Empire russe.

France : La Marseillaise (1792, officiellement adoptee en 1795)

La Marseillaise detient la pretention la plus solide au titre de premier “hymne national” au sens moderne. Ecrite dans la nuit du 25 au 26 avril 1792 par Claude Joseph Rouget de Lisle a Strasbourg, elle portait a l’origine le titre “Chant de guerre pour l’Armee du Rhin”. Elle recut son nom celebre lorsque des soldats volontaires de Marseille la chanterent en marchant vers Paris. La Convention nationale l’adopta comme chant national le 14 juillet 1795, faisant de la France le premier pays a designer un hymne par un acte formel de gouvernement. Ce moment est sans doute celui ou naquit le concept moderne d’hymne national.

La chronologie : quand le monde a obtenu ses hymnes

L’adoption des hymnes nationaux suit un schema geographique et politique remarquablement clair. En representant les 195 pays de notre jeu de donnees selon la date d’adoption de leur hymne actuel, trois groupes distincts apparaissent.

Avant 1850 : les pionniers. Moins de 15 pays possedaient quelque chose ressemblant a un hymne national avant le milieu du XIXe siecle. Il s’agissait presque exclusivement de monarchies europeennes et des republiques nouvellement independantes des Ameriques. La France (1795), le Royaume-Uni (par convention depuis 1745), les Pays-Bas (en usage depuis les annees 1570, officiel en 1932) et l’Espagne (en usage depuis 1770) ouvrirent la voie. En Amerique latine, le Perou (1821), l’Argentine (1813) et la Colombie (1819) adopterent leurs hymnes en meme temps que leurs declarations d’independance.

1850-1945 : la vague nationaliste. Entre 1850 et 1945, environ 60 pays adopterent des hymnes nationaux. Cette vague suivit de pres la montee du nationalisme comme force politique. L’Allemagne adopta le Deutschlandlied en 1922 (paroles d’August Heinrich Hoffmann von Fallersleben de 1841, sur la melodie de Haydn de 1797). Le “Mazurek Dabrowskiego” de la Pologne, ecrit en 1797 par Jozef Wybicki a Reggio Emilia en Italie, fut officiellement adopte en 1927. Le Japon formalisa le “Kimigayo” pour un usage pratique en 1880. Cette periode produisit des hymnes aux themes marques par l’identite ethnique et les revendications territoriales.

1945-1975 : la deferlante de la decolonisation. La plus grande vague d’adoption d’hymnes survint entre 1945 et 1975, lorsque plus de 70 pays, principalement d’Afrique et d’Asie, obtinrent leur independance et eurent besoin de chants nationaux. Le Kenya adopta “Ee Mungu Nguvu Yetu” en 1963. Le “Jana Gana Mana” de l’Inde, ecrit par Rabindranath Tagore en 1911, fut adopte lors de l’independance en 1950. Le Nigeria, le Ghana, le Senegal, l’Algerie et des dizaines d’autres composerent des hymnes durant la meme periode. Les hymnes de la decolonisation tendent a partager des themes communs : unite, espoir, protection divine et beaute naturelle de la patrie. Beaucoup furent composes dans l’urgence par des comites, parfois en quelques mois apres l’independance.

La correlation entre adoption d’un hymne et independance est quasi parfaite. Parmi les plus de 70 pays ayant obtenu leur independance entre 1945 et 1975, tous adopterent un hymne national dans les deux ans suivant leur souverainete. L’hymne ne fut pas un ajout decoratif ; il comptait parmi les premiers actes officiels du nouvel Etat, aux cotes de la conception d’un drapeau et de la redaction d’une constitution.

Les hymnes les plus recents

A l’autre extremite de la chronologie, certains hymnes nationaux n’ont a peine qu’une decennie d’existence. Les hymnes les plus jeunes du monde racontent des histoires de bouleversements, de partitions et de reinvention.

Soudan du Sud (2011). Lorsque le Soudan du Sud obtint son independance le 9 juillet 2011, devenant le plus jeune pays du monde, il adopta “South Sudan Oyee!” comme hymne national. Le chant fut compose par des etudiants et des enseignants de l’Universite de Juba, avec une musique d’un collectif de musiciens sud-soudanais. Il avait ete utilise comme chant patriotique par le Mouvement populaire de liberation du Soudan durant la guerre civile. En 2026, il reste l’hymne national le plus recent adopte par un Etat nouvellement independant.

Libye (2011). Durant la guerre civile qui renversa Mouammar Kadhafi, l’opposition revint a “Libya, Libya, Libya”, l’hymne utilise par le Royaume de Libye de 1951 jusqu’a ce que Kadhafi le remplace en 1969. Le Conseil national de transition reinstaura officiellement l’ancien hymne en octobre 2011. Il ne s’agissait pas d’une nouvelle composition mais d’une restauration, illustrant comment les changements d’hymne peuvent aussi etre des retours en arriere.

Afghanistan (2021 et au-dela). L’histoire de l’hymne afghan est parmi les plus tumultueuses. La Republique islamique d’Afghanistan utilisait “Milli Tharana” depuis 2006, avec des paroles incorporant les 14 groupes ethniques. Lorsque les talibans revinrent au pouvoir en aout 2021, ils abolirent l’hymne. En 2026, le gouvernement taliban n’a pas adopte de remplacement officiel, bien que le nasheed (chant religieux) taliban “Da Sanga Azadi” soit utilise lors de certaines fonctions d’Etat. L’Afghanistan est de fait un pays sans hymne etabli, illustrant comment le statut d’un hymne peut etre activement conteste.

Nepal (2007). Le Nepal adopta “Sayaun Thunga Phool Ka” en 2007 apres avoir aboli la monarchie. Il remplaca le “Shreeman Gambhir”, qui avait ete l’hymne royal pendant plus de 100 ans. Le nouvel hymne fut selectionne par un concours national ayant attire pres de 1 300 candidatures.

Irak (2004). “Mawtini” remplaca “Ardh al-Furatain” apres la chute du gouvernement de Saddam Hussein. Le poeme avait ete ecrit a l’origine en 1934 par Ibrahim Touqan, un poete palestinien, et avait ete un chant nationaliste arabe non officiel pendant des decennies. L’Irak choisit un poeme de portee panarabe plutot que de composer un nouveau chant.

Tendances dans la chronologie

En prenant du recul sur l’ensemble de la chronologie, trois vagues distinctes de creation d’hymnes emergent, chacune produisant des chants aux caracteristiques reconnaissables.

La periode revolutionnaire (1789-1830) produisit des hymnes definis par l’energie martiale et le dessein civique. La Marseillaise en est l’archetype : un appel aux armes ecrit en temps de guerre, adopte durant la revolution, rempli d’images vivantes de bataille et de sacrifice. Les hymnes des premieres republiques latino-americaines partagent ce caractere. L’hymne de l’Argentine (1813) et celui de la Colombie (1819) contiennent une rhetorique agressive contre les oppresseurs coloniaux. C’etaient des chants concus pour mobiliser les citoyens en vue de la guerre.

La periode nationaliste (1830-1920) produisit des hymnes centres sur l’identite ethnique, la langue, le paysage et la continuite historique. Le Deutschlandlied de l’Allemagne (1841) celebre l’unite geographique et culturelle. Le “Mazurek Dabrowskiego” de la Pologne (1797, mais adopte dans l’esprit nationaliste du XIXe siecle) celebre la resilience et la promesse de restauration nationale. Ces hymnes furent des outils de construction nationale, concus pour creer une identite partagee entre des peuples partageant souvent une langue ou une culture, mais pas encore un Etat.

La periode de decolonisation (1945-1975) produisit des hymnes orientes vers l’unite, la paix et le developpement. Ayant lutte pour l’independance par des mouvements politiques plutot que par des campagnes purement militaires, les nouveaux Etats d’Afrique et d’Asie avaient besoin d’hymnes capables de rassembler des groupes ethniques et linguistiques divers. Le “Ee Mungu Nguvu Yetu” du Kenya invoque la benediction divine et l’unite nationale. Le “Jana Gana Mana” de l’Inde enumere regions et fleuves, tracant les frontieres de la nation par le chant. Ces hymnes tendent a etre plus doux, plus devotionnels et plus inclusifs que leurs predecesseurs europeens.

Chaque vague reflete la logique politique de son epoque. Les hymnes revolutionnaires devaient galvaniser les soldats. Les hymnes nationalistes devaient definir des peuples. Les hymnes de la decolonisation devaient unifier des nations. La fonction a faconne la forme.

L’hymne qui n’a pas encore ete ecrit

Plusieurs territoires et entites politiques dans le monde actuel se trouvent dans un etat d’ambiguite quant a leur hymne.

Taiwan utilise l’hymne de la Republique de Chine, datant de 1929. Que cela constitue ou non l’hymne de Taiwan est en soi une declaration politique. La Palestine possede “Fida’i” (“Ma Redemption”), adopte par l’OLP en 1972, mais son statut depend de la reconnaissance de l’Etat palestinien, qui reste contestee. Le Kosovo adopta “Europe” comme hymne lors de sa declaration d’independance en 2008 ; c’est l’un des rares hymnes composes deliberement sans paroles, afin d’eviter de favoriser la majorite albanaise du Kosovo au detriment de sa minorite serbe.

Le Somaliland, qui declara son independance de la Somalie en 1991, possede son propre hymne, drapeau et monnaie, mais n’est reconnu par aucun Etat membre de l’ONU. Le Sahara occidental possede un hymne adopte par le Front Polisario, mais ses revendications territoriales sont contestees par le Maroc. Dans ces cas, l’hymne existe mais l’Etat n’existe pas, du moins pas aux yeux du droit international.

L’hymne reste l’un des marqueurs les plus fiables de la souverainete etatique. En 2020, le Service de protocole et de liaison des Nations unies maintenait une liste de 193 hymnes nationaux, un par Etat membre. Lorsque le Soudan du Sud rejoignit l’ONU en 2011, l’une des premieres questions de protocole fut de savoir quel hymne jouer. L’hymne n’est pas qu’un chant ; c’est un titre de legitimite.

A l’extremite la plus ancienne, le “Kimigayo” du Japon relie un Etat-nation moderne a un poeme ecrit il y a plus de 1 100 ans. A l’extremite la plus recente, des pays comme le Soudan du Sud et le Nepal chantent des hymnes plus jeunes que l’etudiant universitaire moyen. Entre ces deux extremes, la chronologie mondiale de l’adoption des hymnes retrace l’histoire complete de l’Etat moderne : revolution, nationalisme, decolonisation, et le processus continu de nations qui naissent, meurent et se reinventent par le chant.

Sources et références

  1. Karen A. Cerulo. Identity Designs: The Sights and Sounds of a Nation . Rutgers University Press (1995)
  2. Radu Silaghi-Dumitrescu. Trends in the texts of national anthems: A comparative study . Heliyon (2023)
  3. Javier Moreno-Luzón, María Nagore-Ferrer (eds.). Music, Words, and Nationalism: National Anthems and Songs in the Modern Era . Palgrave Macmillan (2023)

Questions fréquentes

Quel est l'hymne national le plus ancien du monde ?
Cela depend du critere retenu. Le Kimigayo du Japon possede les paroles les plus anciennes (tirees d'un poeme ecrit vers 905 ap. J.-C.). La Marcha Real d'Espagne possede l'une des melodies les plus anciennes (documentee depuis 1761). La Marseillaise francaise fut le premier chant officiellement adopte comme hymne national par un acte legislatif en 1795. Le Wilhelmus des Pays-Bas a des paroles datant des annees 1570, mais ne fut officiellement adopte qu'en 1932.
Quel est l'hymne national le plus recent ?
L'hymne du Soudan du Sud, adopte lors de la declaration d'independance du pays le 9 juillet 2011, figure parmi les plus recemment adoptes. D'autres exemples recents incluent 'Europe' du Kosovo (2008) et plusieurs hymnes adoptes par les Etats postsoviétiques dans les annees 1990.
Quand le premier hymne national a-t-il ete officiellement adopte ?
La Marseillaise francaise est generalement consideree comme le premier hymne national formellement adopte par voie legislative, declare chant national par la Convention nationale le 14 juillet 1795. Auparavant, divers pays possedaient des chants royaux et ceremoniels non officiels, mais le concept d'hymne national designe par la loi n'existait pas.
Pourquoi est-il difficile de determiner l'hymne national le plus ancien ?
Parce que les hymnes nationaux combinent paroles, melodie et adoption officielle, chacune pouvant avoir des dates differentes. L'hymne du Japon a des paroles du Xe siecle mais une melodie de 1880. Le Wilhelmus neerlandais a des paroles du XVIe siecle mais ne fut officiellement adopte qu'en 1932. La reponse change selon que l'on mesure par le texte le plus ancien, la melodie la plus ancienne ou la premiere adoption formelle.

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