Hymne national du Burkina Faso
Une Seule Nuit
1984
1984
Thomas Sankara
Thomas Sankara
🔥 Révolution 🗽 Indépendance 🤝 Unité 🕊 Liberté ⚔ Bataille / Guerre |
Faits essentiels
- 1. Sankara était un guitariste passionné qui jouait dans un groupe appelé 'Tout-à-Coup Jazz'.
- 2. Officiellement intitulé « Le Ditanyè » (« Hymne de la victoire »), l'hymne doit son autre nom, « Une Seule Nuit », à son refrain, où une seule nuit rassemble en elle l'histoire de tout un peuple et déclenche sa marche triomphale ; la deuxième strophe désigne cette nuit comme celle du 4 août, date à laquelle Sankara a pris le pouvoir en 1983.
- 3. Après la mort de Sankara lors du coup d'État de 1987 qui porta au pouvoir son ancien allié Blaise Compaoré, plusieurs symboles révolutionnaires furent débaptisés, dont la plus grande place du pays, la place de la Révolution, et la devise nationale ; l'hymne fut conservé et se termine toujours par l'ancienne devise, « La Patrie ou la mort, nous vaincrons ».
Paroles de l'hymne national du Burkina Faso
I. Contre la férule humiliante il y a déjà mille ans
La rapacité venue de loin les asservir il y a cent ans
Contre la cynique malice métamorphosée
En néocolonialisme et ses petits servants locaux
Beaucoup flanchèrent et certains résistèrent
Mais les échecs, les succès, la sueur, le sang
Ont fortifié notre peuple courageux
Et fertilisé sa lutte héroïque.
REFRAIN
Et une seule nuit a rassemblé en elle l'histoire de tout un peuple
Et une seule nuit a déclenché sa marche triomphale
Vers l'horizon du bonheur une seule nuit a réconcilié
Notre peuple, avec tous les peuples du monde
A la conquête de la liberté et du progrès.
La Patrie ou la mort nous vaincrons.
II. Nourris à la source vive de la révolution,
Les engagés volontaires de la liberté et de la paix
Dans l'énergie nocturne et salutaire du 4 août
N'avaient pas que les armes à la main mais aussi et surtout
La flamme au cœur pour légitimement libérer
Le Faso à jamais des fers de tous ceux qui,
Çà et là en polluaient l'âme sucrée
De l'indépendance de la souveraineté
III. Et séant désormais en sa dignité recouvrée
L'amour et l'honneur en partage avec l'humanité
Le peuple de Burkina chante un hymne à la victoire
A la gloire du travail libérateur, émancipateur
A bas l'exploitation de l'homme par l'homme,
Hé ! en avant pour le bonheur de tout homme
Par tous les hommes aujourd'hui et demain
Par tous les hommes ici et pour toujours.
IV. Révolution populaire nôtre, sève nourricière
Maternité immortelle de progrès à visage d'homme
Foyer éternel de démocratie consensuelle
Où enfin l'identité nationale a droit de cité
Où pour toujours l'injustice perd ses quartiers
Et où des mains des bâtisseurs d'un monde radieux
Mûrissent partout les moissons des vœux patriotiques
Brillent les soleils infinis de joie.
Les traductions ne sont pas officielles et visent à transmettre le sens, non à remplacer les originaux
Analyse
ÉditorialÉcrit par Thomas Sankara, le leader révolutionnaire qui a renommé la Haute-Volta en Burkina Faso ('Pays des Hommes Intègres') en 1984. On attribue à Sankara, souvent appelé 'le Che Guevara africain', les paroles comme la musique, même si certains ouvrages de référence présentent la mélodie comme traditionnelle. Les paroles reflètent son idéologie révolutionnaire marxiste : elles dénoncent le néocolonialisme et « l'exploitation de l'homme par l'homme ». Malgré son assassinat en 1987, l'hymne est resté inchangé.
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Sources et références
- Hymne National . Grande Chancellerie des Ordres Burkinabè
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