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Faits essentiels
1.La mélodie provient de « To Anacreon in Heaven », la chanson de la Société anacréontique, un club londonien de musique et de soupers. On la présente souvent comme une chanson à boire, mais le musicologue Mark Clague souligne qu'elle fut écrite pour un chanteur soliste de métier, ce qui explique en partie pourquoi les foules ont tant de mal à la chanter
2.L'hymne n'est devenu officiel qu'en 1931 ; auparavant, « My Country, 'Tis of Thee » et « Hail, Columbia » étaient couramment utilisés
3.Le drapeau qui a inspiré l'hymne mesurait à l'origine environ 9 mètres sur 13. Il est aujourd'hui exposé au Musée national d'histoire américaine de la Smithsonian, dans une chambre à atmosphère contrôlée et sous un faible éclairage, afin de le protéger de toute nouvelle détérioration
Paroles de l'hymne national des États-Unis
Seul le premier couplet est habituellement chanté lors des événements publics
Afficher le poème completAfficher la version officielle
O say can you see, by the dawn's early light,
What so proudly we hail'd at the twilight's last gleaming,
Whose broad stripes and bright stars through the perilous fight
O'er the ramparts we watch'd were so gallantly streaming?
And the rocket's red glare, the bombs bursting in air,
Gave proof through the night that our flag was still there,
O say does that star-spangled banner yet wave
O'er the land of the free and the home of the brave?
O say can you see, by the dawn's early light,
What so proudly we hail'd at the twilight's last gleaming,
Whose broad stripes and bright stars through the perilous fight
O'er the ramparts we watch'd were so gallantly streaming?
And the rocket's red glare, the bombs bursting in air,
Gave proof through the night that our flag was still there,
O say does that star-spangled banner yet wave
O'er the land of the free and the home of the brave?
On the shore dimly seen through the mists of the deep
Where the foe's haughty host in dread silence reposes,
What is that which the breeze, o'er the towering steep,
As it fitfully blows, half conceals, half discloses?
Now it catches the gleam of the morning's first beam,
In full glory reflected now shines in the stream,
'Tis the star-spangled banner, O long may it wave
O'er the land of the free and the home of the brave.
And where is that band who so vauntingly swore,
That the havoc of war and the battle's confusion
A home and a Country should leave us no more?
Their blood has wash'd out their foul footstep's pollution.
No refuge could save the hireling and slave
From the terror of flight or the gloom of the grave,
And the star-spangled banner in triumph doth wave
O'er the land of the free and the home of the brave.
O thus be it ever when freemen shall stand
Between their lov'd home and the war's desolation!
Blest with vict'ry and peace may the heav'n rescued land
Praise the power that hath made and preserv'd us a nation!
Then conquer we must, when our cause it is just,
And this be our motto - 'In God is our Trust',
And the star-spangled banner in triumph shall wave
O'er the land of the free and the home of the brave.
Ô dis, peux-tu voir, dans la première lueur de l'aube,
ce que nous saluions avec tant de fierté aux derniers feux du crépuscule ?
Dont les larges bandes et les étoiles brillantes, à travers le combat périlleux,
au-dessus des remparts que nous gardions, flottaient si vaillamment ?
Et la lueur rouge des fusées, les bombes éclatant dans les airs,
prouvèrent toute la nuit que notre drapeau était toujours là ;
ô dis, cette bannière étoilée flotte-t-elle encore
sur la terre des hommes libres et la patrie des braves ?
Ô dis, peux-tu voir, dans la première lueur de l'aube,
ce que nous saluions avec tant de fierté aux derniers feux du crépuscule ?
Dont les larges bandes et les étoiles brillantes, à travers le combat périlleux,
au-dessus des remparts que nous gardions, flottaient si vaillamment ?
Et la lueur rouge des fusées, les bombes éclatant dans les airs,
prouvèrent toute la nuit que notre drapeau était toujours là ;
ô dis, cette bannière étoilée flotte-t-elle encore
sur la terre des hommes libres et la patrie des braves ?
Sur le rivage qu'on devine à peine à travers les brumes de la mer,
où l'orgueilleuse armée ennemie repose dans un silence plein d'effroi,
qu'est-ce donc que la brise, au-dessus de l'escarpement qui domine,
soufflant par à-coups, à demi cache et à demi dévoile ?
Voici qu'elle saisit l'éclat du premier rayon du matin,
et, reflétée dans toute sa gloire, elle brille à présent sur le courant :
c'est la bannière étoilée ! Ô, puisse-t-elle longtemps flotter
sur la terre des hommes libres et la patrie des braves.
Et où est cette bande qui jurait avec tant de jactance
que les ravages de la guerre et la confusion de la bataille
ne nous laisseraient plus ni foyer ni patrie ?
Leur sang a lavé la souillure de leurs pas infâmes.
Nul refuge n'a pu sauver le mercenaire et l'esclave
de la terreur de la fuite ou des ténèbres de la tombe,
et la bannière étoilée flotte en triomphe
sur la terre des hommes libres et la patrie des braves.
Ô, qu'il en soit toujours ainsi, lorsque des hommes libres se dresseront
entre leur foyer bien-aimé et la désolation de la guerre !
Bénie de la victoire et de la paix, puisse la terre sauvée par le ciel
louer la Puissance qui nous a faits et préservés en tant que nation !
Alors il nous faut vaincre, quand notre cause est juste,
et que ceci soit notre devise : « En Dieu est notre confiance »,
et la bannière étoilée flottera en triomphe
sur la terre des hommes libres et la patrie des braves.
Les traductions ne sont pas officielles et visent à transmettre le sens, non à remplacer les originaux
Analyse
Éditorial
Francis Scott Key écrivit les paroles après avoir assisté au bombardement britannique de Fort McHenry, à Baltimore, en septembre 1814. Il s'était rendu auprès de la flotte britannique pour obtenir la libération d'un prisonnier, le médecin William Beanes ; les Britanniques y consentirent, mais retinrent Key et ses compagnons sous bonne garde sur leur propre navire américain jusqu'à la fin de l'attaque. Au petit matin du 14 septembre, après quelque 25 heures de bombardement, Key vit un immense drapeau américain hissé sur le fort, signe que celui-ci ne s'était pas rendu. Il commença à écrire le poème ce matin-là et l'acheva à terre.