1.Les premiers mots « Orientales, la Patria o la Tumba ! » (Orientaux, la Patrie ou la Tombe !) comptent parmi les premières lignes les plus dramatiques de tous les hymnes du monde, invoquant immédiatement un engagement de vie ou de mort
2.Le compositeur Francisco José Debali était un immigrant hongrois qui composa également plusieurs opéras à Montevideo ; certains musicologues ont noté des similitudes entre la mélodie de l'hymne uruguayen et des passages de l'opéra « Lucrezia Borgia » de Donizetti
3.Lors des matchs de football, les supporters uruguayens ont la tradition de chanter l'hymne dans son intégralité même lorsque le système de sonorisation du stade l'interrompt, continuant souvent a cappella dans les tribunes
Paroles
Seuls le refrain et les première et dernière strophes sont officiellement interprétés
[Coro]
¡Orientales, la Patria o la Tumba!
¡Libertad, o con gloria morir!
Es el voto que el alma pronuncia,
Y que heroicos sabremos cumplir.
Libertad, libertad, Orientales!
Este grito a la Patria salvó,
Que a sus bravos en fieras batallas
De entusiasmo sublime inflamó.
[Coro]
[Coro]
¡Orientales, la Patria o la Tumba!
¡Libertad, o con gloria morir!
Es el voto que el alma pronuncia,
Y que heroicos sabremos cumplir.
Libertad, libertad, Orientales!
Este grito a la Patria salvó,
Que a sus bravos en fieras batallas
De entusiasmo sublime inflamó.
De este don sacrosanto la gloria
Merecimos: tiranos, ¡temblad!
¡Libertad en la lid clamaremos,
Y muriendo, también libertad!
[Coro]
Dominando la noche sombría,
Este sol del oriente surgió,
Que con rayos de luz vivísima
Todo el cielo alumbró.
El altar de la patria temblando
Dijo el déspota vil, moriré;
Y el cuchillo rompiendo del siervo
Sobre el nido de víboras fue.
[Coro]
Orientales, mirad la bandera,
Que Artigas nos legó;
Nuestro honor nos demanda su amparo:
¡Libertad, libertad, Orientales!
Este grito a la Patria salvó;
Que a sus bravos, en fieras batallas,
De entusiasmo sublime inflamó.
[Coro]
[Refrain]
Orientaux, la Patrie ou la Tombe !
La liberté, ou mourir avec gloire !
C'est le vœu que l'âme prononce,
Et qu'héroïquement nous accomplirons.
Liberté, liberté, Orientaux !
Ce cri a sauvé la Patrie,
Enflammant ses braves dans de féroces batailles
Avec un sublime enthousiasme.
[Refrain]
[Refrain]
Orientaux, la Patrie ou la Tombe !
La liberté, ou mourir avec gloire !
C'est le vœu que l'âme prononce,
Et qu'héroïquement nous accomplirons.
Liberté, liberté, Orientaux !
Ce cri a sauvé la Patrie,
Enflammant ses braves dans de féroces batailles
Avec un sublime enthousiasme.
De ce don sacré la gloire
Nous la méritons : tyrans, tremblez !
La liberté nous crierons dans le combat,
Et en mourant, la liberté aussi !
[Refrain]
Dominant la sombre nuit,
Ce soleil de l'Est s'est levé,
Qui de rayons d'une vive lumière
A illuminé tout le ciel.
L'autel de la patrie tremblant,
Le vil despote a dit, je mourrai ;
Et brisant le couteau du serviteur
Il est passé sur le nid de vipères.
[Refrain]
Orientaux, voici le drapeau
Qu'Artigas nous a légué ;
Notre honneur exige sa protection :
Liberté, liberté, Orientaux !
Ce cri a sauvé la Patrie ;
Enflammant ses braves dans de féroces batailles
Avec un sublime enthousiasme.
[Refrain]
[Chorus]
Easterners, the Homeland or the Grave!
Freedom, or die with glory!
This is the vow that the soul pronounces,
And which heroically we will fulfill.
Freedom, freedom, Easterners!
This cry saved the Homeland,
Inflaming its brave ones in fierce battles
With sublime enthusiasm.
[Chorus]
[Chorus]
Easterners, the Homeland or the Grave!
Freedom, or die with glory!
This is the vow that the soul pronounces,
And which heroically we will fulfill.
Freedom, freedom, Easterners!
This cry saved the Homeland,
Inflaming its brave ones in fierce battles
With sublime enthusiasm.
Of this sacred gift the glory
We deserved: tyrants, tremble!
Freedom we shall cry in the fight,
And dying, freedom too!
[Chorus]
Dominating the somber night,
This sun of the east arose,
That with rays of most vivid light
Illuminated the whole sky.
The altar of the homeland trembling,
The vile despot said, I shall die;
And breaking the knife of the servant
He went over the nest of vipers.
[Chorus]
Easterners, behold the flag
That Artigas bequeathed us;
Our honor demands its protection:
Freedom, freedom, Easterners!
This cry saved the Homeland;
Inflaming its brave ones in fierce battles
With sublime enthusiasm.
[Chorus]
Les traductions ne sont pas officielles et visent à transmettre le sens, non à remplacer les originaux
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Analyse
Éditorial
Écrit par Francisco Acuña de Figueroa (auteur également de l'hymne du Paraguay) avec une musique de Francisco José Debali et Fernando Quijano, adopté en 1848. D'une durée d'environ cinq minutes dans sa version raccourcie, c'est l'un des hymnes nationaux les plus longs au monde. Les Uruguayens sont appelés « Orientales » (Orientaux) car le pays se situe à l'est du fleuve Uruguay.